Peurs d’enfants – 7 mars 2012

« Peurs d’enfants » Travaux récents de l’Institut psychanalytique de l’Enfant

collection de la petite Girafe
Editions Navarin
présentation par Daniel Roy, directeur de la publication (ouvrage collectif)
librairie Ombres Blanches à Toulouse le mercredi 7 mars à 20h30 (2 pages de présentation de la soirée en pièce jointe)
organisée par Association de la Cause freudienne Midi-Pyrénées et MAFALDA Nouveau Réseau CEREDA pour l’Institut psychanalytique de l’Enfant / Université Populaire Jacques-Lacan.

Cet ouvrage interroge la place de la peur dans la vie des enfants d’aujourd’hui, à partir des mots de chacun tels qu’ils peuvent être recueillis aussi bien dans une cure avec un psychanalyste, que par les éducateurs dans les institutions spécialisées, ou par les enseignants et autres intervenants dans l’institution scolaire.

Toutes ces situations ne sont pas identiques, mais, dans chacune, l’adulte concerné fait appel aux ressources qu’il a trouvées dans l’orientation psychanalytique, que ce soit du fait de son expérience personnelle d’une analyse ou du savoir analytique qu’il a acquis.

 Ouvrage à plusieurs voix, Peurs d’enfants met en valeur « ce que savent les enfants », comme l’indique dans son texte introductif le psychanalyste Jacques-Alain Miller, initiateur de l’Institut psychanalytique de l’enfant, au sein de l’Université Populaire Jacques-Lacan (www.lacan-universite.com).

Cet Institut fédère l’expérience cumulée au cours des années par les groupes du réseau du Centre d’Étude et de Recherche sur l’Enfant dans le Discours Analytique (cereda), les institutions du Réseau International des Institutions Infantiles (RI3) et les laboratoires interdisciplinaires du Centre d’Étude sur l’Enfant (Cien).

 Qu’enseigne donc la peur aux enfants ?

Que nous enseignent les enfants concernant leurs peurs ?

Quand un enfant dit « J’ai peur », soudain se creuse le trou de la peur. Par la bouche de l’enfant, la bête de la peur a fait entendre sa voix, sa voix d’angoisse. Bientôt, peut-être trouvera-t-il à dire son nom, car la bête de la peur en a plusieurs.

Ce dire donne une nouvelle profondeur au monde d’un enfant, à partir de cette Chose qui y fait effraction. Ce dire est à la fois marque d’une blessure et construction d’un bord, d’une limite, au cœur même du sujet. Loups, requins, crocodiles, et autres monstres, deviennent à l’occasion animaux de compagnie de certains enfants ou symptômes d’une angoisse débordante.

Cet ouvrage examine comment cette peur s’explore par l’enfant, quand elle prend forme d’une phobie, auprès d’un psychanalyste qui l’accueille (chapitre PHOBIES D’AUJOURD’HUI).

Il explore comment cette peur résonne pour un adulte concerné par ce qui arrive à l’enfant dans les institutions que crée notre société pour l’accueillir, en particulier l’école (chapitre PEURS À L’ÉCOLE ?).

Il expose comment travaillent des éducateurs avec des enfants qui paraissent ne pas connaître la peur, et quelquefois la suscitent, pour trouver des issues nouvelles à l’angoisse obscure dont ces enfants sont la proie et la nommer (chapitre DES PARTENAIRES FÉROCES).

 Pour chacune des situations rencontrées, comme on le lira ici, l’enfant a le dernier mot.

 Ces enfants, nous les rencontrons au fil des écrits et des séminaires de Jacques Lacan, de son article sur « La famille » paru dans l’Encyclopédie Française en 1938 à ses derniers séminaires de 1980-81. Sous le titre Les enfants de Lacan, de brefs écrits de psychanalystes en présentent certains visages, d’autres suivront dans les prochains ouvrages de la collection.

 Eduardo Scarone

responsable du groupe
MAFALDA

Nouveau Réseau CEREDA
Institut psychanalytique de l’Enfant
Université Populaire Jacques-Lacan