Laboratoire à Cahors

Laboratoire « Le lieu et la formule »

Responsable : Michèle Dufour, 189, rue des Capucins, 46000 – Cahors, m.e.@wanadoo.fr, 05 65 22 22 52

Le laboratoire se réunit une fois par mois le mardi de 20h 30 à 22h 30, Salle Servantie, Boulevard Gambetta, 46000 Cahors

L’année écoulée, nous avions choisi de nous intéresser à la question de la rencontre ou la rencontre dans tous ses éclats : que rencontre l’enfant d’aujourd’hui dans la modernité des diverses formes d’agressivité ? Qu’est-ce qui fait qu’il y a rencontre ou pas ? Comment se laisser surprendre, saisir, par la nouveauté et la différence dont sont porteuses les pratiques d’autres champs d’intervention que le sien propre ? Comment des enfants, des ados, des sujets inventent leur propre réponse, et comment chaque professionnel propose et soutient la sienne pour répondre, pour faire face au réel en jeu, à ce qui fait impasse pour chacun ?…

Un texte commun « Comment se débrouiller avec le réel ? » a été produit, condensant certains des points cruciaux abordés dans la présentation de riches vignettes pratiques par chacun des participants (à lire dans Electrocien, n° 84).

Pour 2011-2012, l’énigme à déchiffrer, celle que nous pose Ernesto dans La pluie d’été (M. Duras) : « je ne retournerais pas à l’école parce qu’à l’école, on m’apprend des choses que je ne sais pas » sera notre fil rouge pour poursuivre la réflexion amorcée à partir du texte de présentation de la prochaine Journée de l’Institut de l’Enfant « L’enfant et le savoir »1. Notre thème sera « Savoir(s) et transmission(s) ». Des écrits et des références ont commencé à circuler au sein du lab. pour, à la fois, affiner et ouvrir la recherche interdisciplinaire sur les pistes suivantes : distinction entre désir de savoir, injonction et/ou volonté d’apprendre, résistance et refus de savoir comme symptôme, le savoir et sa transmission. Le savoir s’inscrit dans une histoire : comment s’en faire le partenaire ou le passeur afin d’accueillir l’enfant et son expérience, sans jugement, ni interprétation pour découvrir avec lui des territoires inconnus où se mêlent curiosité et saveur ? Un savoir sans saveur… rien de passionnant ! Énigme donc que le sujet ne peut traverser tout seul pour répondre à l’opacité du monde auquel il a affaire. Quid de l’éducation dans ce apprentissage, dans cette construction, dans cette création, une éducation qui ne soit pas seulement aux commandes du surmoi ?

1 J-A.Miller, le 19 Mars 2011


Prochaines dates : : 6 mars 2012, 27 mars 2012
Toute personne intéressée pour participer au travail du laboratoire est priée de prendre contact rapidement avec son responsable.