CHAMP FREUDIEN

Les Instituts du Champ freudien, dont le travail clinique et théorique concerne la psychanalyse appliquée, s’adressent aux praticiens désireux de se repérer dans la clinique au cas par cas et d’en rendre compte.
Les groupes de recherche et d’étude spécifiques, se coordonnent en réseaux où analystes, psychiatres et travailleurs de la santé mentale élaborent leurs pratiques.

Activités du champ freudien en Midi-Pyrénées

Nouveau réseau CEREDA : MAFALDA

Responsable : Florence NÈGRE 

Le CEREDA (Centre d’Étude et de Recherche sur l’Enfant dans le Discours Analytique) a été créé en 1983 par le cartel constitué d’Éric Laurent, Robert Lefort, Rosine Lefort, Jacques-Alain Miller et Judith Miller. Le réseau CEREDA vit le jour le 24 juin 1986 et fut dissout le 15 octobre 1992. Le Nouveau Réseau CEREDA prit la relève 17 janvier 1993. Il existe aujourd’hui trois diagonales : francophone, hispanophone et américaine. Elles se réunissent lors des rencontres internationales et s’orientent à partir des deux principes du CEREDA :
• L’unité de la psychanalyse
• Le statut de sujet à part entière de l’enfant.
La Diagonale francophone se compose actuellement de 21 groupes dont un en formation. Sa commission d’accueil et d’orientation reçoit et examine les demandes des nouveaux groupes, veille à leur orientation, propose un thème et un argument de travail pour l’année en cours.
Les groupes d’étude et de recherche étudient les textes de Freud, des classiques, de Lacan et des analystes actuels. Différents en importance et en dynamisme, ces groupes de travail sont attentifs à la clinique contemporaine et interrogent les nouveaux symptômes, voire les incidences dans la clinique des reconfigurations du monde actuel. Ils organisent des conférences, des après-midis ou des soirées d’étude, certains forment des ateliers cliniques avec un ou des invités extimes. Ils permettent ainsi à des praticiens d’articuler et d’infléchir leurs pratiques grâce aux coordonnées qui y sont proposées et discutées. D’où la diversité souhaitée des professions et des générations en leur sein.

Ce thème, « L’enfant et le savoir », fera l’objet de la 2e journée de l’IE en mars 2013. Il est une perspective dans laquelle Mafalda inscrit son travail pour l’année à venir. Il s’agit d’un remaniement, d’un rebond du travail des groupes de la Diagonale Francophone du CEREDA, qui est intégrée au tout nouvel Institut de l’Enfant au sein de l’Université Populaire Jacques Lacan.

L’UPJL a été créée par Jacques-Alain Miller le 8 novembre 2009, à l’occasion des 38èmes Journées de l’ECF. L’Institut de l’Enfant noue ainsi d’une façon nouvelle le travail des réseaux du RI3 et celui de la Diagonale Francophone du Nouveau Réseau Cereda, avec le CIEN et ses laboratoires. Rappeler cet historique n’est ni anodin, ni gratuit. Cela vaut comme un programme éthique, scientifique, politique, mais aussi comme une orientation de travail pour tous ceux qui se retrouvent aujourd’hui dans le cadre du groupe Mafalda. Nous sommes dans une certaine dépendance à cet Autre qui nous oriente. Il s’agit d’un mouvement historique qui donne existence à Mafalda en 2001 comme groupe participant d’un des réseaux du Champ freudien, et qui plonge ses racines dans l’acte fondateur de Jacques-Alain Miller pour donner consistance au renouveau introduit dans la praxis de la psychanalyse avec les enfants à partir de l’enseignement de Lacan. Ce remaniement de la praxis avait été relevé comme un défi par Rosine et Robert Lefort, qui ont été avec Jacques-Alain Miller les fondateurs du CEREDA, en posant les 2 principes rappelés par Judith Miller dans le dernier numéro (33) de la revue La petite Girafe : l’unité de la psychanalyse et le statut de sujet de l’enfant, pour affirmer ainsi qu’il n’y a pas de psychanalyse spécifique de l’enfant, mais que l’enfant, comme l’adulte, entrent dans la psychanalyse au titre de sujets, avec le même statut et les mêmes exigences éthiques de la part du praticien. L’enfant n’est pas un sujet au rabais, ou en devenir, c’est de cela que les psychanalystes s’engagent à être responsables lorsqu’ils acceptent un enfant en analyse. L’analyste, « ne peut opérer avec l’enfant qu’à condition de n’être serf d’aucun conformisme ». (Jacques-Alain Miller, L’enfant et le savoir, in « Peurs d’enfants », Navarin, Paris, 2011 p.19)
En résumé, MAFALDA contribue au discours analytique en tant que tel (Cf. Jacques-Alain Miller, L’enfant et le savoir, in « Peurs d’enfants », Navarin, Paris, 2011).

CIEN : Centre Interdisciplinaire sur l’ENfant

Responsable : Véronique FOISSEZ-NOTTE 

Le CIEN a été créé le 24 Juillet 1996 à Buenos-Aires, en français : Centre Interdisciplinaire sur l’ENfant ; en espagnol : Centro de Investigation y de estudios sobre el Nino.
Cette institution internationale, dont la revue, El Nino, a précédé la création, s’est constituée autour d’un enjeu : aborder les difficultés rencontrées par les enfants et les adolescents dans le lien social avec ceux que leurs professions conduisent par un biais ou l’autre à s’y confronter. S’est très rapidement engendrée une communauté de travail, structurée autour d’un dispositif original, ayant pour “ colonne vertébrale ” l’orientation lacanienne : le laboratoire de recherche. S’y réunissent les chercheurs décidés à se mettre au travail autour d’un axe de recherche déterminé, ce qui établit des liens de solidarité entre les membres et instaure une forme nouvelle de lien social.
Quarante laboratoires – présentés dans un annuaire mis à jour chaque année en automne – sont actuellement déclarés. La transcription des projets de chacun, de leurs pratiques et de leurs surprises favorise la circulation des expériences et leur permet de s’éclairer les uns les autres.
Le CIEN par son travail en laboratoire, par les colloques et journées d’études qu’il a organisés permet de saisir combien il est devenu urgent d’échanger entre des expériences les plus variées des réflexions pratiques, et de réunir ceux qui à partir de disciplines différentes, visent au même objectif : que les droits de l’enfant en difficulté ou en désarroi ne soient pas réduits à un formalisme abstrait, et qu’il y ait une chance effective pour le sujet de trouver un lieu d’adresse à sa souffrance pour pouvoir en élaborer la formule.
Depuis 9 ans maintenant le cadre de travail des laboratoires du CIEN et les journées d’études – locales ou nationales – sont devenus des lieux de formation où chacun peut réaliser comment sa pratique s’est trouvé transformée.
Un journal, Terre du CIEN , et un journal électronique, Electro-Cien, les actes des quatre colloques (publiés par les Editions Agalma), les brochures du laboratoire « Le pari de la conversation », du laboratoire franco-bulgare « Grandir sans parents », ainsi que celles des laboratoires de Lyon « Nouvelles façons de faire famille », et d’autres témoignent de la diversité et de la vigueur des avancées du CIEN.
Depuis le mois d’août 2005 le CIEN s’est constitué en une association à but non lucratif, de durée illimitée selon la loi de 1901. L’association poursuit, sur le vecteur interdisciplinaire, ses activités et a pour but de faciliter l’organisation de stages, colloques, journées, et de publications. Elle aura à examiner comment répondre à la demande d’institutions ou de ceux qui y travaillent, en proposant des formations relevant de sa démarche.

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