Cahors

Antenne de CAHORS

Responsable : Gilles Dufour

Renseignements : Gilles Dufour : 05 65 22 22 52  gilles.dufour3@orange.fr

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Atelier Psychanalyse et Criminologie 

Séances en 2018 : 9 janvier, 13 février, 13 mars,

10 avril, 15 mai, 12 juin.

 

Depuis le mois de janvier 2017 se tient à Cahors un atelier que nous rendons vivant à travers nos lectures, nos trouvailles, nos questions : un lieu de réflexion, d’élaboration, d’échanges autour des connexions entre psychanalyse et criminologie.

A partir de l’étude de textes fondamentaux, mais aussi en prenant appui sur la clinique judiciaire et la clinique psychanalytique que nous mettons en commun, nous abordons diverses notions autour de la question du sujet criminel aujourd’hui et du sujet normal aux confins de « la psychose dite ordinaire » selon le terme introduit par J-A. Miller dans son Orientation lacanienne. Après Freud, dont on connaît la thèse la plus générale sur l’universalité du crime, selon laquelle « chez le criminel, il s’agit d’un secret qu’il sait et qu’il vous cache…», Lacan, lui, aborde les choses par le versant du réel. Pourquoi commence-t-il avec l’étude des crimes pour terminer avec l’étude du cas de James Joyce ?

La voie de l’écriture (la fonction de l’écrit) est une des voies possibles pour tenter de cerner ce réel auxquels les êtres parlants ont à faire, en réactualisant pour nous les questions déjà présentes dans la thèse de J. Lacan « De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité », et dans ses Ecrits « l’Introduction théorique aux fonctions de la psychanalyse en criminologie », « L’agressivité en psychanalyse », et « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose ».

La volonté de Lacan de saisir l’inconscient à partir de sa représentation selon les catégories du réel, du symbolique et de l’imaginaire est aussi ce qui nous permet de nous séparer de l’approche de la psychose par le comportement. En effet, si les « psychoses extraordinaires » se révélaient par des troubles massifs du comportement, ceux que l’on rencontre dans nos tribunaux mais pas seulement ne présentent souvent rien de tel mais révèlent plutôt des bizarreries, des styles de vie particuliers, des inventions, des témoignages d’une façon singulière d’être au monde et avec les autres. Il s’agit donc de se déprendre d’une pente à vouloir traiter et comprendre à partir du comportement sans quoi nous risquons de passer à côté de la façon dont le sujet se définit lui-même, dont il parle de lui et, partant de là, se construit comme sujet dans un monde tout entier baigné par le langage. La clinique discrète de la forclusion du Nom-du-Père s’avère d’une grande diversité et tout un chacun, qu’il soit clinicien, juriste (avocat, magistrat, expert, travailleur social…) est amené à rencontrer ces sujets hors norme tout en étant dans la norme. Nous nous orienterons aussi de la thèse soutenue par F. Biagi-Chaï nous sensibilisant, nous invitant à ne pas se laisser endormir ni fasciner par une manière d’être mais plutôt à s’étonner, à savoir lire et déchiffrer ce qui est donné à voir et à entendre. Un criminel a une histoire dans laquelle il y a des points de butée, de réel.

Nous essaierons de différencier cette notion de réel de celle de réalité afin de cerner ce qui du sujet n’a pu se dire, le poussant à agir. Quand tout le symbolique est réel, quand d’infimes détails font signe au sujet qu’il entend comme « c’est ça, c’est le moment, ça doit se passer, j’ai eu un déclic », le passage à l’acte ou l’acte peuvent venir comme solution face à un impossible à dire. Avant qu’ils ne fassent passer du côté de l’horreur, est-il possible de repérer ces « phénomènes dits élémentaires », ces prémisses qui nous permettront peut-être de l’éviter ou de le détourner ? Ou bien dans l’après-coup, repérer lors d’une expertise par exemple, d’une audition, d’un entretien clinique, l’indication d’une coupure, tel le déclic, le détail, la goutte d’eau qui fait basculer dans le délire ? (cf. le crime des sœurs Papin et le fer à repasser qui ne marche pas). Quel est ce réel qui fait intrusion dans la vie du sujet ? Dans les passages à l’acte, comme dans les actes anodins, « il y a toute la structure fractale de l’acte du sujet ». Quid ?

La lecture du livre de F. Biagi-Chaï, Le cas Landru, à la lumière de la psychanalyse (Paris, Imago, 2007) ainsi que celle du récent ouvrage collectif Psychanalyse et criminologie aujourd’hui – Repères conceptuels, éthiques et cliniques sous la direction de Yohan Trichet et Romuald Hamon (Rennes, PUR, 2016), nous serviront d’appui.

Autres références :


Sigmund Freud : « La psychanalyse et l’établissement des faits en matière judiciaire par une méthode diagnostique » (1906), in Essais de psychanalyse appliquée. Paris. Payot.

Serge Cottet, « La criminologie lacanienne », in revue Mental 21.

Pour participer à cet atelier, sur inscription uniquement, envoyez un mail à Michèle Dufour. Les réunions ont lieu à Cahors une fois par mois de 20h à 22h30.

Responsable : Michèle Dufour m.e.dufour@orange.fr, aidée de Rigo de Bortoli, rigodebortoli@outlook.fr

 

LA CONFÉRENCE DE JEAN-PIERRE ROUILLON (programmée le 12 décembre et reportée) AURA LIEU LE 26 MAI

 

cahors

Salle des conférences – IFSI – 351 Rue St Gery – 46000 Cahors

Dans le cadre de l’Atelier Psychanalyse et Criminologie, Jean-Pierre Rouillon interviendra lors d’une conférence sous le titre « Le passage à l’acte : un avant ? un après ? » :

« Nous avons le sentiment que la violence semble envahir nos sociétés modernes.

Comment peut-on entendre l’actualité de ce symptôme ?

La psychanalyse a pu interroger la question du passage à l’acte à partir de l’expérience de la cure et du rapport du sujet à l’urgence et à la temporalité.

Quels sont les enseignements que nous pouvons en tirer pour comprendre ce phénomène aujourd’hui ? »

Inscriptions : m.e.dufour@orange.fr

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ARCHIVES

VENDREDI 26 JANVIER 2018

AFFICHE 12 JOURS Cahors

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rouillon

Samedi 8 octobre 2016

 Avec la présence de Jean-Pierre Rouillon : atelier clinique et une conférence sous le titre Politique de l’institution au XXI° siècle

***Politique de l’institution au XXI° siècle*

Nous vivons une profonde mutation de la place de l’institution dans le lien social. Cette mutation a été repérée dès 1967 par Lacan, dans son allocution sur les psychoses de l’enfant. Il conclut cette allocution en donnant des indications sur l’autisme. Or c’est à partir du traitement de l’autisme, que l’institution est aujourd’hui remaniée, transformée jusqu’à pouvoir disparaître. Le conflit supposé entre les parents et les psychanalystes venant donner raison de l’instauration d’un nouvel ordre qui ne saurait souffrir de contestation. 

Le colloque sur l’Affinity therapy présente une autre perspective dont nous tenterons de dire les conséquences en ce qui concerne la politique de la psychanalyse aujourd’hui.

Jean-Pierre Rouillon

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 septembre à cahorscahors5

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