Résumés des interventions d’Eduardo Scarone et de Victor Rodriguez, par Laure CLEMENT VANHESPEN et Cécile FAVREAU

A propos de l’exposé de Victor Rodriguez

 L’exposé de Victor Rodriguez a eu pour titre « Père du oui – Père du non. ».

C’est l’aspect pratique et concret de la question du père qui a intéressé Victor, notamment pour le travail en institution.

Une question posée par Lacan a constitué le fil conducteur de l’exposé : quelles sont les conditions pour qu’il y ait du nouveau dans une analyse ? »

Le Witz par exemple, soit le mot d’esprit, peut apporter du nouveau mais à deux conditions :

– la première condition est que le message n’apparaisse pas dans la langue : dans la structure du mot d’esprit, seuls les signifiants qui échappent au code, qui dévient de la norme de la langue parlée, font sens.

– la seconde condition exige un accusé de réception d’un Autre, par exemple le rire dans le cas du mot d’esprit. S’il n’y a pas sanction, reconnaissance par l’Autre de la valeur du message, alors il n’y a pas de mot d’esprit, il n’y a qu’un lapsus.

Par extension, Miller localise la nouveauté dans ce qui n’est pas pris dans le code, la norme, et insiste sur la nécessité de la sanction de l’Autre pour accueillir cette nouveauté.

Lacan met l’accent sur  le Nom du père comme ce qui dans le code sanctionne le message combien  même il fait exception à la loi, au code.

A partir de la distinction faite entre la règle, qui ne souffre pas d’écart, qui exige le pareil pour tous, et la loi, qui autorise les exceptions, alors l’on peut distinguer le père du non, de la règle, du code, qui précède logiquement le père du oui qui accueille les messages hors sens, qui trangresse le code pour accueillir la nouveauté du message hors sens.

Victor pour sa démonstration a rappelé les trois temps de l’Œdipe :

Le premier temps est celui du stade du miroir, avec l’identification au phallus : être le phallus

Au temps 2, sont distingués le phallus symbolique et le phallus imaginaire : le père qui dit non prive et interdit la mère, par la médiation de la parole de la mère

Le temps 3 est celui de la sortie de l’Oedipe par l’identification au père qui a le phallus, par la promesse du père qui dit oui de l’avoir un jour : dans ce troisième temps, l’autorisation est faite sur fond d’interdiction.

Dans le travail en institution, le nom du père est donc une fonction à laquelle le sujet peut faire appel pour que son message, hors sens, soit accueilli dans une institution à laquelle, en tant que système symbolique, le sujet ne parvient pas à s’accrocher suffisamment.

Cécile FAVREAU

 

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