Qu’est-ce que l’Association de la Cause Freudienne ?

bandeau bleu acf

L’Association de la Cause freudienne (ACF) est une émanation de l’École de la Cause freudienne (ECF), Ecole reconnue d’Utilité Publique. Elle œuvre pour l’étude de la psychanalyse ainsi que ses connexions, tant théoriques que pratiques, avec les disciplines qui lui sont affines.

En savoir plus : cliquer ici

La délégation Midi-Pyrénées de l’ACF s’efforce de « rendre accessible l’École » (formule de Jacques-Alain Miller lors de l’Assemblée Générale de l’École de la Cause freudienne le 13 novembre 2015) de la Cause freudienne dans la région en proposant des activités diverses qui s’adressent à tous ceux qui sont intéressés par la psychanalyse.

Il est possible de se renseigner sur l’organisation et les activités proposées par l’A.C.F M-P en consultant ce Blog ou auprès de la Déléguée régionale Dominique Hermitte : dominiquehermitte@wanadoo.fr.

 

5 février 2018. 

Présentation de l’ACF-MP par Dominique Hermitte, Déléguée Régionale

ACCUEILLIR   LA   DIFFÉRENCE…

« Ce n’est pas parce que le discours analytique est différent qu’il peut se permettre de ne se préoccuper ni du discours du maître ni du discours universitaire. »[1]

Cette orientation nous est donnée par Judith Miller dès le début de ce qui fut son œuvre : la création du champ freudien qu’elle a su développer aux dimensions de la planète. Aujourd’hui cette orientation nous paraît plus que jamais précieuse, car nous vérifions dans nos travaux l’effet de tels discours sur le sujet. Ce sujet, sujet de l’inconscient, est un effet du langage. Il est, au sein de l’Association de la Cause freudienne, notre cause commune. Pourtant, «  si tous les sujets sont effets du langage, ils parlent des langues différentes. »[2]

D’ailleurs, au cœur même du champ freudien, il existe des langues différentes, alors que nous partageons cette cause commune du sujet de l’inconscient avec les autres éléments de ce champ. Très récemment, nous avons encore pu le vérifier dans la surprise, mais aussi parfois dans la joie lors de la rencontre de l’ACF avec Mafalda, pour une journée consacrée à l’étude des Enfants Violents, en présence de Christine Maugin, coordinatrice de la Diagonale Francophone du CEREDA. Nous ne parlons pas la même langue et nous défendons une cause commune. En faire l’expérience, dans des espaces de rencontre ponctuels donne lieu à un exercice qui requiert de la précision afin de se faire entendre par celui à qui on s’adresse et qui ne parle pas tout à fait la même langue. Effet vivifiant garanti notamment sur le désir de savoir des uns et des autres… Les retours que nous avons eus de cette journée d’étude furent extrêmement positifs de la part des membres actifs de Mafalda comme d’autres personnes impliquées dans le travail en institution mais plus éloignées de nos activités.

En juin dernier, Gil Caroz, actuel président de l’ECF, a tenu à Toulouse une conférence intitulée : «  Une pratique non consensuelle ».

Je le cite : « Notre combat constitue notre clinique du malaise dans la civilisation ».

Comment entendre le terme « combat » ? Notre meilleure arme est le maniement des semblants en tant qu’ils sont le moyen d’atteindre le réel du symptôme. Alors, respectons les semblants, mieux encore : appuyons-nous sur les semblants dans notre approche du malaise. Le malaise nous conduit vers les discours qui méprisent et mettent à mal le sujet. Là, nous avons quelque chose à faire ! Quel accueil réservons-nous à ces éducateurs, psychomotriciens, enseignants venus du médico-social et autres hauts lieux du mal de vivre qui, sans le savoir toujours, partagent notre cause, celle du sujet, celle du respect du symptôme ? Jacques-Alain Miller dans sa conférence intitulée PDC, Point de Capiton, nous rappelle une chose absolument fondamentale : «  Freud ne veut pas que le savoir devienne le S1 du discours analytique, c’est à dire son signifiant maître » Le maître, c’est toujours sous la modalité d’un signifiant que nous le rencontrons dans notre champ. Il prend sa part dans la séance analytique lorsque l’analysant examine en quoi il collabore à ce discours et qu’il cerne l’impossible qu’il y a pour lui à s’y conformer entièrement. Le discours du maître instaure au champ du sujet de l’inconscient un régime autoritaire et normé. C’est ainsi que l’analysant est amené à découvrir que c’est bien ce totalitarisme du signifiant maître qui génère sa souffrance symptomatique, c’est-à-dire «  une singularité qui lui est propre et qui objecte à ce qui vaudrait pour tous. »[3] Le symptôme lui apparaît alors comme l’insurrection douloureuse à ce régime totalitaire du surmoi.

Cette référence à ce « tous », m’amène à vous dire maintenant ce que je choisis comme ligne de recherche pour les deux années à venir, dans les travaux et les rencontres qui se produiront dans la région MP de l’ACF. Le fil rouge de nos activités est en fait une question que j’énoncerai ainsi :

 Quel destin notre époque réserve t elle à la différence ?

Dans sa contribution, plus haut citée, au Forum Européen de Rome 2018, Marie-Hélène Brousse amène au jour un déploiement éclairant ce sujet. Elle nous rappelle que la différence a pour conséquence l’exclusion du sujet. Plus exactement, elle précise que l’exclusion est un traitement de la différence. Un autre terme se fait entendre, celui de : «  étranger ». Il vient nommer une certaine différence : «  Etranger dans la dimension du symbolique est un des noms donné à la différence ». Voilà quelques pistes pour nos travaux futurs qui nous enseigneront car issus de ce champ freudien si riche d’une clinique qu’il nous reste à élaborer ensemble, pas sans le recours à la doctrine psychanalytique lacanienne. Pas sans le Cours de Jacques- Alain Miller.

En ACF-MP, mais aussi au-delà, des rencontres s’annoncent. Puissent-elles chacune comporter cet accent qui agace notre ignorance : comment faire avec la différence ?

Et nos différences au cœur de l’ACF? Pas questions de les abolir, elles nous sont précieuses de décliner diverses particularités pour une œuvre collective dans sa dimension politique. Le fait est que nous parlons très souvent aux mêmes et presque jamais à d’autres parmi les collègues… Affinités, pourquoi pas ?

La newsletter de l’ACF-MP ne pourrait-elle pas fonctionner parfois comme le porte-voix de nos différences établissant un relais parmi nous qui sommes autant de symptômes ?

Je choisis d’aller vers vous pour vous solliciter à l’écriture. Se faire le scribe d’une soirée de travail, d’une journée d’étude, en donner un écho… Non pour restituer l’intégralité de l’événement mais plutôt en transmettre un détail. Celui qui reste. Ce que vous transmettrez dans LAPSUS, en le serrant au plus près…

 

[1] Miller J., citée dans LQ 760 par Graciela Brodsky, à partir de El Campo Freudiano Analitica 6,7

[2] Brousse M.-H., « L’étranger qui erre », Vers le Forum Européen de Rome du 24 février 2018, Euro Fédération de Psychanalyse.

[3] Gueguen P.-G. « Démocratie ? Absolument ! Mais sous quelle forme? », Vers le Forum Européen à Turin 18 novembre 2018, Euro Fédération de Psychanalyse.

 

BUREAU de l’ACF-MP (délégation 2018-2020) :

Déléguée Régionale : Dominique Hermitte, dominiquehermitte@wanadoo.fr
Secrétaire : Clémentine Cottin, accompagnée par Marie-Claude Gouget, clementine.cottin@gmail.com, marie-claude.gouget@bbox.fr
Trésorier : Alexandre Hugues, alexandre.hugues@gmx.fr

L’équipe du comité régional :

Lectures de psychanalyse de notre temps à la librairie Ombres Blanches: Francis Ratier et Victor Rodriguez

Cartels : Pascale Rivals, rivalsp6@gmail.com

NOUAGE : Patricia Loubet, patricialoubet@orange.fr

Newsletter LAPSUS : Laure Vessayre accompagnée par Mélody Quéro, laurevessayre@gmail.com, melody.quero@sfr.fr

Blog ACF-MP (Créé par Cécile Favreau) : Clémence Coconnier accompagnée par Mélody Quéro, coconnier.clemence@gmail.com, melody.quero@sfr.fr

Page Facebook, e-commission : Cécile Favreau, cecilefavreau@gmail.com Diffusion : Pascale Rivals,
rivalsp6@gmail.com
Librairie : Agnès Biaggioni, agnesb2a@gmail.com

Antennes et Bureaux de ville :

Montauban : Quynh Martin, nqmartin@wanadoo.fr
Cahors : Gilles Dufour
Carcassonne : Dominique Szulzynger
Albi : Agnès Biaggioni, agnesb2a@gmail.com
Tarbes : Bertrand Condis, bertrand.condis@yahoo.fr
Agen : Marie-Claude Gouget, marie-claude.gouget@bbox.fr
Toulouse : Cécile Favreau, cecilefavreau@gmail.com

 

 

 

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