Jean-Claude Milner au Théâtre Garonne

Clartés de tout

Jean-Claude Milner
samedi 28 janvier 2012 à 17 h
Au Théâtre Garonne

Rencontre avec Jean-Claude Milner autour de son dernier essai, Clartés de tout, De Lacan à Marx, d’Aristote à Mao (Verdier, 2011). La rencontre est organisée en liaison avec l’association Cause Freudienne Midi-Pyrénées. Débat animé par Olivier Carrérot et André Soueix.

Jean-Claude Milner, linguiste, philosophe et essayiste français, est né à Paris en 1941, d’un père immigré juif de Lituanie et d’une mère alsacienne protestante.
Après des études en khâgne au lycée Henri-IV, il entre à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1960, où il suit l’enseignement de Louis Althusser. Il devient un familier de Jacques Lacan, dont le séminaire se tient, dans ces années-là, à l’ENS. Il est un temps secrétaire du Cercle d’épistémologie de l’École.
Affilié au mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne de 1968 à 1971, il côtoie alors Benny Lévy, dont il suivra, longtemps après, l’évolution politique. Ancien directeur du Collège international de philosophie, professeur de linguistique à l’Université Paris VII et président du conseil scientifique de l’Université Paris VII, il dirige la collection « Philia », aux Éditions Verdier. Il est l’auteur de nombreux essais dont, L’Amour de la langue (Seuil, 1978), De l’école (Seuil, 1984), Constat (Verdier, 1992) Le triple du plaisir (Verdier, 1997), Existe-t-il une vie intellectuelle en France ? (Verdier, 2002), Court traité de politique, tome 1, La politique des choses et tome 2, Pour une politique des êtres parlants (Verdier, 2011).

Libertés

Dans Clartés de tout, les interlocuteurs de Jean-Claude Milner sont des psychanalystes argentins ; or la psychanalyse en Amérique Latine et spécialement en Argentine, a été partie prenante des combats menés pour les libertés politiques. De ce fait, les entretiens
ont très rapidement débordé sur des questions de portée générale. Jean-Claude Milner a été ainsi amené à réexaminer ses propres positions sur la linguistique, sur la science moderne, sur sa théorie des noms et en particulier du nom juif, sur la transformation des relations entre capitalisme et bourgeoisie, sur la Révolution et la politique.
Il est apparu qu’à chaque étape, le nom de Lacan était mentionné. Jean-Claude Milner a eu ainsi l’occasion de mieux préciser sa dette : Lacan, selon lui, doit fonctionner comme un opérateur de clarté, non d’obscurité. Le projet du livre est apparu en cours de route. Pour qu’il soit mené à bien, les entretiens devaient être profondément remaniés et réécrits.
Clartés de tout est le résultat de ce travail. 

Extrait du bulletin d’Ombres blanches

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